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La
guerre de Vendée : ceux qui l'ont dirigée et la chronologie des
combats.
* La guerre commence en Anjou le dimanche
10 mars 1793 à St Florent le Vieil (à l'ouest d'Angers), lors du tirage au
sort. Les jeunes gens qui se révoltent contre la République vont se choisir
des chefs,
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soit dans leurs rangs :
Cathelineau (premier chef de la grande armée catholique et royale ; le
"Saint de l'Anjou", tué en 1793) ou Stofflet (le plus dur des chefs
vendéens, exécuté en 1796)
soit des nobles : Henri de la Rochejaquelein (le chef le plus
prestigieux, tué en 1794), Charles de Bonchamps (le seul vraiment
compétent, tué en 1793), Marie Joseph d'Elbée, (surnommé le général
la Providence, fusillé à Noirmoutier en 1794), Louis-Marie de Lescure
(appelé le Saint du Poitou), François de Charette (le "roi de la
Vendée" exécuté en 1796, le plus contesté de tous)
Ø
1793
16 mars : prise de Vihiers
par les Blancs, déroute
des Bleus à Coron. Les Blancs sont les Vendéens car ils ont gardé le drapeau
blanc de la monarchie, sur lequel ils coudront ensuite un cœur rouge. Les
Bleus sont les soldats républicains, appelés ainsi en raison de la
couleur de leur veste.
11 avril : le grand "choc" de Chemillé.
De Juin à Septembre, les Blancs attaquent Angers puis Nantes où ils
échouent. Des combats continuent dans toute la région de Chemillé.
De la Mi-Octobre à fin 1793, les Vendéens étant battus à Cholet, vont
se diriger vers la Normandie mais échouent à Granville (la
"virée de galerne" provoque une hécatombe) ; les rescapés reviennent vers la
Loire et sont finalement écrasés à Savenay près de Nantes. La guerre est
apparemment terminée.
Ø1794
– 1795 – 1796
La guerre se continue par la guérilla
vendéenne d'une part, et les massacres des "colonnes infernales"
républicaines d'autre part : le pays est mis à feu et à sang.
La Révolution se termine à Paris le 27
juillet 1794 (9-10 thermidor) par l'exécution de Robespierre ; ce qui va
amener la paix en Vendée (février 1795), malgré quelques combats sporadiques
(Chanzeaux 1795 ; reprise des armes par Stofflet 1796). Les derniers chefs
(Stofflet et Charrette) seront arrêtés et exécutés.
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