Guerres de Vendée

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Notre congrégation a pris naissance  dans les "Mauges"
dans le contexte historique des "Guerres de Vendée"


Etat économique de l'Anjou à la veille de la Révolution.

 L’Anjou était pauvre mais moins misérable qu’on l’a souvent dit, les Mauges en particulier. Le tissage commençait à se développer à Cholet : le célèbre mouchoir avait été créé au XVIè. Les tisserands étaient nombreux dans les MAUGES ; entre 1780 et 1790, la Salle de Vihiers compte 32,58 % de tisserands et fileurs de laine.
L’élevage des bestiaux faisait vivre les métayers, de même que les cultures de seigle, froment. Les terres comprenaient aussi des landes de grands genêts. Les impôts pesaient lourdement sur le paysan.

 La Guerre de Vendée 1793-1796.

 La  "Vendée militaire" qui se révolte contre le gouvernement de Paris s’étendait sur environ 10 000 km² ; elle comprenait les départements de Loire-Inférieure (Loire-Atlantique) et de Maine-et-Loire au sud de la Loire, les Deux-Sèvres, le nord Vendée : 700 paroisses soit à peu près 700 000 habitants. Cette révolte est provoquée par des décrets du gouvernement républicain de Paris :
*  La Constitution civile du clergé du 12 juillet 1790 : les Evêques et les curés seront désormais élus par les électeurs du département.

* Le Serment à la Constitution exigé du clergé : 27 novembre 1790 ; ceux qui ne prêteront pas serment seront déclarés "réfractaires" et déchus de leurs fonctions.
La majorité des prêtres refusera l'obligation du serment dans la Vendée militaire. Les "Réfractaires" resteront dans le pays pour la plupart ; ils se cacheront, protégés par les populations. Les prêtres "jureurs" appelés "intrus" qui viennent s'installer dans les paroisses sont maltraités et chassés par les gens.

 * L'exécution du roi Louis XVI le 21 janvier 1793 heurte  profondément les Vendéens.

 * La levée de 300 000 hommes le 24 février 1793, pour constituer une armée allant se battre sur les frontières Est du pays. La France était menacée d'être envahie par les Autrichiens et elle n'avait plus d'armée suffisante et structurée.

 Les "Vendéens" vont alors se révolter car les paysans ne voulaient pas aller se battre loin de chez eux pour une République ennemie du roi et de Dieu.

La guerre de Vendée : ceux qui l'ont  dirigée et la chronologie des combats.

 * La guerre commence en Anjou le dimanche 10 mars 1793 à St Florent le Vieil (à l'ouest d'Angers), lors du tirage au sort. Les jeunes gens qui se révoltent contre la République vont se choisir des chefs,
 

Cathelineau       La Rochejaquelein  


soit dans leurs rangs
: Cathelineau (premier chef de la grande armée catholique et royale ; le "Saint de l'Anjou", tué en 1793) ou Stofflet  (le plus dur des chefs vendéens, exécuté en 1796)
 soit des nobles : Henri de la Rochejaquelein (le chef le plus prestigieux, tué en 1794), Charles de Bonchamps (le seul vraiment compétent, tué en 1793), Marie Joseph d'Elbée, (surnommé le général la Providence, fusillé à Noirmoutier en 1794), Louis-Marie de Lescure (appelé le Saint du Poitou), François de Charette (le "roi de la Vendée" exécuté en 1796, le plus contesté de tous)

 Ø 1793   
16 mars : prise de Vihiers
par les Blancs, déroute des Bleus à Coron. Les Blancs sont les Vendéens car ils ont gardé le drapeau blanc de la monarchie, sur lequel ils coudront ensuite un cœur rouge. Les Bleus sont  les soldats républicains, appelés ainsi en raison de la couleur de leur veste.
11 avril : le grand "choc" de Chemillé.
De Juin à Septembre, les Blancs attaquent Angers puis Nantes où ils échouent. Des combats continuent dans toute la région de Chemillé.
De la Mi-Octobre à fin 1793, les Vendéens étant battus à Cholet, vont se diriger vers la Normandie mais échouent à Granville   (la "virée de galerne" provoque une hécatombe) ; les rescapés reviennent vers la Loire et sont finalement écrasés à Savenay près de Nantes. La guerre est apparemment terminée.

Ø1794 – 1795 – 1796

La guerre se continue par la guérilla vendéenne d'une part, et les massacres des "colonnes infernales" républicaines d'autre part : le pays est mis à feu et à sang.

La Révolution se termine à Paris le 27 juillet 1794 (9-10 thermidor) par l'exécution de Robespierre ; ce qui va amener la paix en Vendée (février 1795), malgré quelques combats sporadiques (Chanzeaux 1795 ; reprise des armes par Stofflet 1796). Les derniers chefs (Stofflet et Charrette) seront arrêtés et exécutés.