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Fête du Sacré Coeur
11-12-13 juin 2010 |
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| Tout
au long de cette journée de ressourcement, chacune a pu se recueillir, noter des intentions dans les 2 cahiers mis à cet effet à la chapelle, intentions utilisées pour le temps de prière de l'après-midi |
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On pouvait aussi se retrouver
et échanger au gré des allées et venues et des repas |
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Par notre adhésion totale à
Jésus-Christ,
S’en est suivi un temps
d’échanges pour lire et nous questionner sur l’actualisation de ce Projet.
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| Et le dimanche 13 c'était une fête ouverte sur l'universel avec les chrétiens du secteur, qui assistent régulièrement à la messe dominicale, mais aussi les parents et amis des Soeurs venus d'un peu partout. Messe rendue plus vivante par la guitare, et qui reflétait la variété des personnes présentes. |
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C'est le cri de surprise d'une jeune femme dans la préparation au mariage. De famille chrétienne mais ayant abandonné toute pratique et toute vie spirituelle. Un mari incroyant. Et pourtant au bout de dix ans de vie commune, décision vers le mariage à l'Eglise. Elle ne sait pas ou plus ce que veut dire le mot Dieu. Elle sait juste exprimer que dans une église elle trouve un lieu de recueillement, pour retrouver des valeurs, l'essentiel ; alors pourquoi le mariage, quel appel, quel désir confus ? Dans sa confusion, elle trouve époustouflant le temps, la bienveillance, le non jugement de la part des laïcs, du prêtre, qui les accompagnent dans la préparation. Je leur ai demandé de relire quelques passages d'Evangile et ils ont souffert de l'écart entre ce qu'ils vivent et ce que propose Jésus. Je me permets de rapprocher cette rencontre avec celle que nous relate l'Evangile d'aujourd'hui. Quel écart apparent entre Jésus et cette femme pécheresse ! Quel écart encore plus grand entre cette femme et Simon le pharisien. Simon on connaît son nom, il est connu et sans doute reconnu, en tout cas par Jésus. C'est un pharisien qui s'exerce à observer scrupuleusement la Loi, dans une recherche assidue de la pureté Ils sont tous les deux à table dans une apparente proximité. Mais l'écart n'est pas là où l'on pourrait croire, ou le croyait Simon !! Cette femme a dû entendre parler de Jésus, cet homme qui parle de Dieu d'une toute autre manière que les Pharisiens. Poussée confusément à le rencontrer, elle ose braver l'écart, elle s'introduit chez Simon et elle ose, elle l'impure, toucher Jésus, et elle pleure toutes les larmes de son corps, de son coeur ; elle ne parle pas, elle ne se justifie pas, elle prend le risque silencieux de s'approcher. Et Jésus se laisse toucher, non seulement les pieds, mais aussi le coeur. En lui bat le coeur de Dieu, le coeur de Dieu qui aime tout humain comme son enfant chéri Dicton : "fais un pas vers le bon Dieu il fera les 99 qui le séparent de toi" La femme au nom inconnu a osé faire le premier pas vers Jésus ; Jésus va combler l'écart qui pouvait apparaître entre elle et lui, entre elle et Dieu. Jésus devant Simon loue son acte d'amour, ses gestes de tendresse et va jusqu'à déclarer que ses péchés sont pardonnés. Avec cette phrase énigmatique et magnifique : « Si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu, montre peu d'amour. » Le grand amour de cette femme :
1/son désir d'aimer et d'être aimée y compris dans la vie dans laquelle elle
a sombré 3) son abandon à la grâce du Christ, la prise de risque de l'approcher
Mais comment comprendre « celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour » ? - mais peut être aussi au niveau de notre relation à Dieu. Si on ne croit pas que Dieu peut nous aimer jusqu'à pardonner, si on n'ose pas faire ce premier pas vers lui pour recevoir sa grâce, son amour, son pardon, on ne peut se laisser convertir, on ne peut apprendre à aimer comme lui gratuitement, sans préjugé, avec le seul désir que l'autre existe et grandisse !! Dans cette scène apparaissent donc trois figures dans lesquelles chacun peut se retrouver tour à tour : - Simon qui veut faire sa vie, sa foi, son chemin, à la force de son poignet, à l'opposé de ce que Paul nous dit aujourd'hui : ce n'est pas en observant la Loi que l'homme devient juste devant Dieu, mais seulement par la foi en Jésus Christ. - La femme qui reconnaît en Jésus le coeur aimant, immense, inépuisable de Dieu - Jésus qui invite comme lui à se laisser toucher, à pardonner, à relever, dénouer mais qui aussi invite Simon à faire la vérité, à se convertir. Chères soeurs, Filles de la charité du Coeur de Jésus, merci pour votre vocation, votre mission : en communauté, et chacune personnellement, vous êtes pour nous tous, signes de ce grand coeur aimant de Dieu pour chacun.
Puissions nous avec vous, à la suite de ceux qui se sont laissés aimer par
Jésus pouvoir dire un jour comme le psalmiste : "L'amour du Seigneur
entourera ceux qui comptent sur lui." |
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P. Batardière |
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Le verre de l'amitié |
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