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Quand la musique vient là où on ne l'attend
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La communauté de la rue de Tharon a
reçu en 2004 dans son appartement du quartier des Bourderies un concert de
la "Folle Journée"dans le cadre des concerts chez
l'habitant. "Les habitants du quartier étaient très surpris et émus de penser qu'on venait exprès pour eux jouer de la musique classique. Certains disaient qu'ils n'aimaient pas le piano. Après le concert, ils avaient une autre manière d'écouter." Le piano à queue a été installé dans la salle de séjour dont tous les meubles avaient été déplacés, car l'instrument prenait presque toute la place. "On a invité les gens de l'immeuble, les voisins, une vingtaine de personnes ; on ne pouvait malheureusement pas en accueillir plus. Il y a d'autres gens qui auraient bien voulu venir ; certains écoutaient par la fenêtre |
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| "Ce soir-là, c'est Anne Quéffelec, la
pianiste, qui a fait le déplacement, pour jouer la sonate Au clair de
lune de Beethoven. " Ça n'a duré que
treize minutes, c'est très court mais elle a joué 2 fois le morceau et elle
a donné des explications. elle nous a offert en plus la Lettre à Elise.
C'était la première fois qu'elle jouait au milieu des gens dans une pièce
ordinaire." Après le concert, vint le moment de se rencontrer. "Côtoyer ainsi une artiste comme Anne Quéffelec ou René Martin (l'initiateur des Folles Journées de Nantes et de cette délocalisation culturelle) qui était là avec sa mère et sa nièce, c'était vraiment agréable. Ce sont des personnes très simples et abordables. Le public de ce quartier ne fréquente pas la Folle Journée mais ils étaient vraiment heureux et étonnés qu'on ait pu faire ça pour eux." A la suite du concert, les habitants de l'immeuble se sont retrouvés chez les voisins du dessus pour revoir ensemble la cassette vidéo. |
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