CELEBRATION  D'ACTION  DE  GRACES
50 ans de VIE  RELIGIEUSE !
 
"Que vive mon âme à te louer
Tu as posé une lampe
Une lumière sur ma route
Ta Parole Seigneur !"

Sous le signe du soleil et de la musique en ce 28 août 2010

 



        André à la cithare

Emmanuelle et Sophie au violon et au violoncelle

 Sophie à la voix claire et bien formée

 Freddy au synthé avec Emmanuelle pour un morceau remarquablement interprété
 à la communion.


La qualité musicale a soutenu les chants de la célébration et ses moments importants :
 


le renouvellement des voeux,


l'offertoire,


et la prière eucharistique


L'homélie donné par le Frère M. Yverneau FMC, ponctuait la réflexion de la retraite vécue par les Soeurs.


                                                      « Vous êtes 11 Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus.
Depuis 50 ans, vous cherchez, vous persévérez, vous vivez comme des femmes ; vous cherchez à vivre comme des Religieuses (des vies données, totalement abandonnées à Dieu) ; vous cherchez à vivre comme des disciples de Jésus Christ (témoins de l’amour passionné du cœur de Dieu pour toute personne, pour les plus blessés de la vie…), Femmes, Religieuses, Disciples, c’est à dire héritières et fondatrices encore aujourd’hui de ce qui a été entrepris par Jean Maurice Catroux, un jeune curé de campagne, et Rose Giet, une jeune femme du village.
Cette aventure, votre histoire, vous avez pu la relire, la partager entre vous, en évoquant la longue fidélité du Seigneur, les jours les meilleurs comme les moins bons…
Cette histoire, 50 ans, comme chacune de nos histoires, elle est faite de rencontres, d’insertions, de combats avec d’autres ; elle est faite d’engendrements : ce sont des visages d’enfants, de jeunes, d’adultes qui, à leur manière et jusqu’à ce jour, nous engendrent à la vie, nous font naître et grandir vers ce à quoi nous sommes appelés.
A quoi sommes-nous tous appelés, dans la vie religieuse, comme dans toutes les situations de notre vie, nos chemins d’humanité, nos chemins de croyants ?
C’est simple, si nous écoutons comme ce matin dans la première lecture, le vieux saint Jean répéter « Aimons-nous les uns les autres. Dieu est amour ; il demeure en nous… »
C’est apparemment simple ; et pourtant, Religieuses et Religieux, nous savons et nous mesurons, chaque jour, de communauté en communauté, de campement en campement, comme dans l’histoire du monde, qu’aimer, c’est vivre la fraternité, avec des Sœurs que nous ne choisissons pas mais qui nous sont données comme un cadeau… Aimer, c’est une longue aventure, faite de questions, de beau temps et de tempête, de fatigue, de lassitude, d’inquiétude pour l’avenir, de "nuits de la foi"…, ! Aimer, c’est vivre la proximité, l’écoute silencieuse ; la prière devenant parfois cri et révolte ; c’est aller de commencement en recommencement, avec un regard bienveillant sur nous-mêmes, sur notre famille religieuse, sur nos communautés vieillissantes, sur toute personne, dans la Société et dans l’Eglise…
 

Au fond, aimer, c’est être là, demeurer en présence, avec toute notre générosité, toute notre fragilité, comme des vases d’argile, une terre à travailler, à modeler… Dans cet esprit, je vous livre un texte, comme une prière que Dieu nous adresse, avec réalisme, humour et tendresse : « Un peu usés, un peu ébréchés… », et pourtant !


« C’est moi l’artiste, dit Dieu : tu es mon vase d’argile.
Je t’ai modelé, façonné.
Une vraie merveille.
Tu n’es pas encore achevé.
Tu es en train de prendre la forme de mon fils.
Et voici que tu te désoles parce que tu as pris quelques fêlures
au contact des autres.
Si je t’avais rangé dans un placard à vaisselle,
tu ne servirais à rien ni à personne.
Moi, dit Dieu, j’aime les vieux vases.
Un peu usés, un peu ébréchés.
car ils ont tous une belle histoire…
Et toi, tu voudrais être lisse comme un nouveau-né ?
Laisse-toi faire,
Avec mes doigts d’artiste,
j’arrive toujours à rendre plus beau
ce qui n’était que fêlure, brisure, cassure.
A force de te pétrir,
Je te communique ma chaleur, ma sueur,
mon souffle, mon intimité, ma tendresse.
J’aime te regarder et voir les efforts que tu fais.
Je vois combien tu te transformes.

Tu réjouis mon cœur ! » 

« Usés, un peu ébréchés… » Laissons-nous faire… Laissons-nous modeler.
Dieu nous pétrit… C’est lui, le maître d’œuvre. « Vieillissant, ils fructifient encore » dit le psaume 91.
Dieu ne se lasse pas de nous redire : « Aujourd’hui encore, je t’engendre dans mon amour… Avec d’autres, vers beaucoup d’autres, je t’envoie pour engendrer dans la fraternité. Car, vous êtes tous frères, appelés à la communion avec moi, et avec tous les hommes vos frères. »
Par cette Eucharistie, célébrons la fidélité de Dieu ; aimons réjouir le cœur de Dieu pour réjouir nos frères et sœurs, en partageant la table quotidienne de la fraternité. »
     

Et selon l'habitude, les familles se retrouvaient ensuite pour le verre de l'amitié puis le repas de fête

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